Carnet de route

May 24

Tentoonstelling van Bieke Depoorter @ Kunsthal (Gent)

Tentoonstelling van Bieke Depoorter @ Kunsthal (Gent)

Ils sont descendus dans la rue du Caire en 2011 pour faire la révolution. Entre deux ‘Dégage Moubarak!’ ils ont rencontré l’amour. Ils racontent dans le #2 du magazine NEON

Ils sont descendus dans la rue du Caire en 2011 pour faire la révolution. Entre deux ‘Dégage Moubarak!’ ils ont rencontré l’amour. Ils racontent dans le #2 du magazine NEON

May 07

Du 7 au 17 mai, l’Institut des Hautes Ecoles de Communications Sociales (IHECS), exposera les travaux de photojournalistes réputés de l’agence NOOR, partenaire de Médecins Sans Frontières pour la campagne Urban Survivors. A travers leurs objectifs, Pep Bonet, Alixandra Fazzina, Stanley Greene, Francisco Zizola et Jon Lowenstein apportent un éclairage et un regard critique sur les conditions sanitaires de cinq bidonvilles: Dhaka, Karachi, Johannesburg, Port-au-Prince et Nairobi. L’IHECS et son département de photographie comptent tirer partie de cet évènement pour organiser, le mercredi 9 mai, une conférence et un débat autour de la situation actuelle du photojournalisme mondial.

Du 7 au 17 mai, l’Institut des Hautes Ecoles de Communications Sociales (IHECS), exposera les travaux de photojournalistes réputés de l’agence NOOR, partenaire de Médecins Sans Frontières pour la campagne Urban Survivors. A travers leurs objectifs, Pep Bonet, Alixandra Fazzina, Stanley Greene, Francisco Zizola et Jon Lowenstein apportent un éclairage et un regard critique sur les conditions sanitaires de cinq bidonvilles: Dhaka, Karachi, Johannesburg, Port-au-Prince et Nairobi. L’IHECS et son département de photographie comptent tirer partie de cet évènement pour organiser, le mercredi 9 mai, une conférence et un débat autour de la situation actuelle du photojournalisme mondial.

May 04

Une analyse photojournalistique des polygones de Semipalatinsk où furent testé 456 bombes nucléaires, de Sary Shagan qui fut le bouclier anti-aérien de l’URSS et enfin Baïkonour, la vitrine de la course aux étoiles face aux États-Unis de la Guerre froide. Un héritage lourd qui, vingt ans après, continue de ravager les générations à venir et l’environnement.Le travail photo-documentaire au Tadjikistan pose un regard sur l’héritage soviétique de l’hydro-électricité. A travers la vétusté et la corruption, la population tadjik trouve à peine de quoi se chauffer. Paradoxe douloureux pour ce pays à la plus grande capacité hydro-électrique du monde.Dans le cadre du Parcours d’artistes de Saint-Gilles.http://stgillesculture.irisnet.be/Heritage-sovietique-en-Asie?lang=fr&retour=1  

Une analyse photojournalistique des polygones de Semipalatinsk où furent testé 456 bombes nucléaires, de Sary Shagan qui fut le bouclier anti-aérien de l’URSS et enfin Baïkonour, la vitrine de la course aux étoiles face aux États-Unis de la Guerre froide. Un héritage lourd qui, vingt ans après, continue de ravager les générations à venir et l’environnement.

Le travail photo-documentaire au Tadjikistan pose un regard sur l’héritage soviétique de l’hydro-électricité. A travers la vétusté et la corruption, la population tadjik trouve à peine de quoi se chauffer. Paradoxe douloureux pour ce pays à la plus grande capacité hydro-électrique du monde.

Dans le cadre du Parcours d’artistes de Saint-Gilles.
http://stgillesculture.irisnet.be/Heritage-sovietique-en-Asie?lang=fr&retour=1  

Apr 08

“Robert King: Un fou de guerre à Sarajevo”, un très bon article paru sur le blog Carnets d’un grand reporter (Nouvel Obs)Robert King est givré. Il arrive sur le front en sachant à peine tenir un appareil photo, crève de trouille et fait frémir les soldats en se promenant avec un tee-shirt blanc éclatant, une cible idéale pour les snipers serbes. Il est inconnu, ses photos du début sont médiocres, les agences l’envoient sur les roses. Il a froid et il crève la faim dans des chambres minables où les tuyaux d’eau crevés inondent le plancher. Robert King est un garçon têtu. Il reste dans Sarajavo la martyre, continue à photographier, se fait nourrir par les copains, vit dans les bois sur le front, dort dans la neige et fait des photos. Sa première plaque se vend 100 dollars. Pas de quoi payer deux nuits d’hôtel décent. Il reste un miséreux mais exulte. Rien ne résiste à une telle foi !
Des années plus tard, l’enfant terrible est devenu l’un des meilleurs reporters de la planète et ses images font la une de Time Magazine. Il a couvert la terrible Tchétchénie, le Kosovo, l’Irak, l’Afghanistan et le génocide au Rwanda. Le jeune givré insouciant et sûr de lui est aussi devenu un homme mûr, marqué par ces images de guerre qu’il a avalé gueule grand-ouverte sans se douter un instant qu’elle allait ouvrir des blessures sanglantes à l’intérieur de lui, beaucoup plus graves que toutes les balles réelles qu’il a évité.
A 30 ans, Robert King est déjà un homme durci, profondément ébranlé par toute l’horreur du monde. Mais il reste un humain reporter, épargné par l’arrogance et l’amertume, sans illusions mais sans cynisme. Robert King n’aura jamais le Pulitzer mais il évitera la folie en rencontrant Olga, sa femme russe, en faisant un enfant, un garçon qu’il emmène dans les bois du Tennessee pour lui apprendre à écouter le silence, les gouttes de pluie qui tombent sur les feuilles des arbres et à regarder le temps qui s’écoule dans une nature en paix.
L’étonnant est que ses compagnons de voyages, freelances et désargentés comme lui, décident de le filmer, tout au long de son chemin semé d’embûches. 20 ans plus tard, cela donne un film ahurissant, fait de bouts de rushes collés bout à bout, où on voit la mue du ver de terre se produire.
A la sortie de la projection, on se demandait pourquoi Robert n’était pas là. La réponse est simple. Le lauréat n’avait plus assez d‘argent pour se payer son billet d’avion. Les magazines font des économies, préfèrent acheter les reportages de locaux ou d’agences qui trustent le marché, on se contente de packages et de forfaits, du minimum visuel, plutôt que d’envoyer de grands photojournalistes explorer le terrain.
D’ailleurs, regardez leurs signatures, elles sont inscrites en minuscules, loin des photos, cachées dans la reliure du journal, du magazine. Comme une forme de déni d’auteur. Trop cher, quelque soit le talent !
Du coup, une forme de photo, indépendante, libre, critique, aventureuse et talentueuse, se meurt à force d’économie. Pas sûr qu’un jeune Robert King, givré mais lumineux, puisse naître et grandir aujourd’hui.
Les temps modernes sont durs pour les freelances, beaucoup plus que la guerre.
(via Carnets d’un grand reporter - Nouvel Obs)

“Robert King: Un fou de guerre à Sarajevo”, un très bon article paru sur le blog Carnets d’un grand reporter (Nouvel Obs)

Robert King est givré. Il arrive sur le front en sachant à peine tenir un appareil photo, crève de trouille et fait frémir les soldats en se promenant avec un tee-shirt blanc éclatant, une cible idéale pour les snipers serbes. Il est inconnu, ses photos du début sont médiocres, les agences l’envoient sur les roses. Il a froid et il crève la faim dans des chambres minables où les tuyaux d’eau crevés inondent le plancher. Robert King est un garçon têtu. Il reste dans Sarajavo la martyre, continue à photographier, se fait nourrir par les copains, vit dans les bois sur le front, dort dans la neige et fait des photos. Sa première plaque se vend 100 dollars. Pas de quoi payer deux nuits d’hôtel décent. Il reste un miséreux mais exulte. Rien ne résiste à une telle foi !

Des années plus tard, l’enfant terrible est devenu l’un des meilleurs reporters de la planète et ses images font la une de Time Magazine. Il a couvert la terrible Tchétchénie, le Kosovo, l’Irak, l’Afghanistan et le génocide au Rwanda. Le jeune givré insouciant et sûr de lui est aussi devenu un homme mûr, marqué par ces images de guerre qu’il a avalé gueule grand-ouverte sans se douter un instant qu’elle allait ouvrir des blessures sanglantes à l’intérieur de lui, beaucoup plus graves que toutes les balles réelles qu’il a évité.

A 30 ans, Robert King est déjà un homme durci, profondément ébranlé par toute l’horreur du monde. Mais il reste un humain reporter, épargné par l’arrogance et l’amertume, sans illusions mais sans cynisme. Robert King n’aura jamais le Pulitzer mais il évitera la folie en rencontrant Olga, sa femme russe, en faisant un enfant, un garçon qu’il emmène dans les bois du Tennessee pour lui apprendre à écouter le silence, les gouttes de pluie qui tombent sur les feuilles des arbres et à regarder le temps qui s’écoule dans une nature en paix.

L’étonnant est que ses compagnons de voyages, freelances et désargentés comme lui, décident de le filmer, tout au long de son chemin semé d’embûches. 20 ans plus tard, cela donne un film ahurissant, fait de bouts de rushes collés bout à bout, où on voit la mue du ver de terre se produire.

A la sortie de la projection, on se demandait pourquoi Robert n’était pas là. La réponse est simple. Le lauréat n’avait plus assez d‘argent pour se payer son billet d’avion. Les magazines font des économies, préfèrent acheter les reportages de locaux ou d’agences qui trustent le marché, on se contente de packages et de forfaits, du minimum visuel, plutôt que d’envoyer de grands photojournalistes explorer le terrain.

D’ailleurs, regardez leurs signatures, elles sont inscrites en minuscules, loin des photos, cachées dans la reliure du journal, du magazine. Comme une forme de déni d’auteur. Trop cher, quelque soit le talent !

Du coup, une forme de photo, indépendante, libre, critique, aventureuse et talentueuse, se meurt à force d’économie. Pas sûr qu’un jeune Robert King, givré mais lumineux, puisse naître et grandir aujourd’hui.

Les temps modernes sont durs pour les freelances, beaucoup plus que la guerre.

(via Carnets d’un grand reporter - Nouvel Obs)

Feb 25

Deux photos d’une même scène, prisent quasiment au même moment, peuvent n’avoir pas du tout la même force et surtout ne pas vouloir dire du tout la même chose.
La première est l’oeuvre de Paul Conroy de Reuters, la seconde de Yuri Kozyrev de Noor pour le magazine américain Time. Clairement, la force et le sens des deux images ne sont pas les mêmes. La première montre une foule qui fuit des bombardements des forces khadafistes, journalistes compris. Elle sert d’ailleurs à illustrer (il y a déjà une bonne semaine) la libération de quatre journalistes du New York Times retenus par les forces libyennes. La seconde est une pure photographie de guerre : elle montre une scène de guerre et ne servira qu’à ça. Pas (ou peu) de double sens. Elle est aussi beaucoup plus forte en terme d’intensité, montrant que les combats sont rudes et dangereux (même si cette dimension n’est pas absente de la première image).(via reportageetphoto.fr) 

Deux photos d’une même scène, prisent quasiment au même moment, peuvent n’avoir pas du tout la même force et surtout ne pas vouloir dire du tout la même chose.

La première est l’oeuvre de Paul Conroy de Reuters, la seconde de Yuri Kozyrev de Noor pour le magazine américain Time. Clairement, la force et le sens des deux images ne sont pas les mêmes. La première montre une foule qui fuit des bombardements des forces khadafistes, journalistes compris. Elle sert d’ailleurs à illustrer (il y a déjà une bonne semaine) la libération de quatre journalistes du New York Times retenus par les forces libyennes. La seconde est une pure photographie de guerre : elle montre une scène de guerre et ne servira qu’à ça. Pas (ou peu) de double sens. Elle est aussi beaucoup plus forte en terme d’intensité, montrant que les combats sont rudes et dangereux (même si cette dimension n’est pas absente de la première image).

(via reportageetphoto.fr

Feb 23

Rémi Ochlik, photographe de 28 ans tué à Homs en Syrie, était, de l’avis de ses confrères un professionnel de grand talent, passionné par son métier qu’il voulait exercer «au plus près de l’événement».
Témoignages
Jean-François Leroy: «On m’a montré un travail sur les événements d’Haïti. Très beau, très fort. Je ne connaissais pas le mec qui a fait ça. Je l’ai fait venir. Il s’appelle Rémi Ochlik, il a vingt ans. Il a travaillé tout seul, comme un grand. Voilà. Le photojournalisme n’est pas mort».
«A 20 ans, c’était déjà un très bon photographe qui voulait être au plus près de l’événement», se souvient M. Medan, vivement ému par l’annonce de son décès.«
D’une grande humilité, plein d’énergie, curieux, il travaillait au 35 mm, il n’avait pas les moyens de s’équiper d’un téléobjectif. Mais même s’il l’avait pu, il voulait aller loin, être au plus près de l’événement et vivre les choses pleinement», a-t-il expliqué à l’AFP. (via dna) 

Rémi Ochlik, photographe de 28 ans tué à Homs en Syrie, était, de l’avis de ses confrères un professionnel de grand talent, passionné par son métier qu’il voulait exercer «au plus près de l’événement».

Témoignages

Jean-François Leroy: «On m’a montré un travail sur les événements d’Haïti. Très beau, très fort. Je ne connaissais pas le mec qui a fait ça. Je l’ai fait venir. Il s’appelle Rémi Ochlik, il a vingt ans. Il a travaillé tout seul, comme un grand. Voilà. Le photojournalisme n’est pas mort».

«A 20 ans, c’était déjà un très bon photographe qui voulait être au plus près de l’événement», se souvient M. Medan, vivement ému par l’annonce de son décès.«

D’une grande humilité, plein d’énergie, curieux, il travaillait au 35 mm, il n’avait pas les moyens de s’équiper d’un téléobjectif. Mais même s’il l’avait pu, il voulait aller loin, être au plus près de l’événement et vivre les choses pleinement», a-t-il expliqué à l’AFP. 

(via dna

Feb 14

[video]

Feb 11

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Feb 10

Aidan Sullivan, Vice Président Photo Assignment pour Getty Images et membre du jury au World Press Photo, nous parle du processus pour retenir une seule image comme Photo de l’année.